Question n° 76 (2021-2026) - Restriction de trafic au carrefour Richemond

S. Murith (Le Centre/PVL) 

Question

Par une discrète information sur son site internet, la Commune annonçait le 12 mai seulement qu’il serait interdit à la circulation, dès le 18 mai et jusqu’à nouvel avis, de tourner à gauche de l’avenue du Midi vers l’avenue de Beauregard au carrefour Richemond. Cette restriction serait justifiée par l’empiétement des travaux du nouveau passage sous-voie CFF sur le carrefour et des raisons de sécurité.

Selon l’art. 81 al. 2 de l’ordonnance sur la signalisation routière, je cite: "Près des chantiers, les entrepreneurs ne peuvent signaler des réglementations du trafic (par exemple des interdictions de circuler, des limitations de vitesse, des déviations) que si l’autorité ou l’OFROU a donné son accord et si une décision formelle a été prise (art. 107, al. 1)". L’article 107 alinéa 2 OSR permet, lorsque la sécurité routière l’exige, qu’une telle restriction puisse être mise en place avant la publication de la mesure, qui cependant doit alors intervenir dans les 60 jours.

A Fribourg, la compétence pour rendre cette décision a justement été déléguée au Conseil communal (RSF 741.17).

D’où les questions suivantes:

  1. Les habitants et commerçants de Beauregard impactés ont-ils été consultés ou ont-ils au moins reçu une information préalable de cette restriction?
     
  2. Cette restriction se fonde-t-elle sur une expertise ou une étude?
     
  3. Si tant est que cette restriction soit réellement liée au chantier pour le passage sous-voie, comment se fait-il qu’elle n’ait pas été anticipée par d’autres mesures, respectivement par une annonce plus rapide?
     
  4. Le Conseil communal compte-t-il se conformer au système légal et publier cette énième restriction à la circulation ?
     
  5. Quelles mesures sont envisagées pour maintenir l’accès au quartier de Beauregard?
     
  6. Le Conseil communal s’engage-t-il à rétablir cette présélection dès la fin de l’empiétement du chantier?
     
  7. Dans la mesure où le déficit de sécurité serait dû au fait que le carrefour Richemond doit obligatoirement avoir des feux oranges clignotants pendant les travaux du passage sous-voie, faut-il en déduire que la solution mise à l’enquête pour la requalification de ce carrefour, qui implique également l’absence de feux, engendrera le même risque sécuritaire, lequel sera encore accru par l’augmentation de trafic à ce carrefour engendrée par la politique de compartimentage de la Commune et par la fermeture potentielle de l’avenue de la Gare sans parking de liaison?

Réponse du Conseil communal

Je ne répondrai pas à la dernière question qui concerne un projet qui n'est pas de ma compétence et qui nécessitera probablement une réponse circonstanciée. Je ne sais pas si Mme la Directrice de l'Edilité souhaite en parler ce soir. Cependant, de manière générale, je peux répondre aux premières questions.

Vous l'avez dit vous-même, c'est un chantier des CFF. Pourquoi les CFF n'ont pas anticipé, planifié et publié des mesures de restriction de circulation? Le Conseil communal n'a pas la réponse. Néanmoins, ce chantier a débordé sur la chaussée et a nécessité des mesures d'urgence. Le Service de la Police locale et de la Mobilité a notamment essayé par deux fois de mandater un bureau spécialisé pour reprogrammer les feux, afin de permettre tous les mouvements. Ces deux tentatives, malheureusement, ne fonctionnaient pas générant, en plus de refoulements importants, d'énormes perturbations sur le réseau des transports publics et de l'insécurité notable pour les traversées piétonnes. C'est pourquoi, dans l'urgence, la Direction de la police locale et de la mobilité a posé cette restriction de circulation, en effet, qui depuis l'avenue du Midi ne permet pas de remonter à Beauregard. Néanmoins le quartier de Beauregard reste accessible, certes de manière moins confortable. Vu l'urgence, les habitants et les commerçants n'ont pas pu être consultés, ni correctement informés. Le Conseil communal s'en excuse. Je le répète, il a agi de manière urgente comme il a pu le faire dans d'autres chantiers, par exemple, celui à la rue de Morat pour lequel Sinef ou Groupe E Celsius en était le maître d'ouvrage. Parfois, on doit prendre des mesures de police. C'est exactement ce qui s'est passé dans ce cas-là. Pour ce qui est de rétablir la présélection, cela dépend de la durée de ce chantier. S'il y a une phase intermédiaire, à la fin de cette phase de chantier CFF et le début de la requalification du carrefour Richemond, dans la mesure du possible, on va la rétablir. S'il y a ici un enchaînement, le Conseil communal doit encore affiner sa stratégie et il avisera.

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